Peut-on économiser avec le Logiciel Libre

J'ai peux lire régulièrement que le logiciel libre permettrait de réaliser des économies substantielles pour les collectivités locales. La circulaire du premier ministre Jean-Marc Ayrault datée du 19 septembre 2012 a été comprise en ce sens. Cependant ce n'est pas comme cela qu'il faut l'envisager mais beaucoup plus sur l'aspect d'indépendance technique de la France. Pourtant, en ces temps de crises et de réduction budgétaire, n'y a t'il pas là une solution durable pour les entreprises ? La licence publique générale est publiée dans sa première version en janvier 1989 sur l'initiative d'un informaticien nommé Richard Stallman et du juriste Eben Moglen. Ce n'est donc pas un phénomène nouveau. Pour une entreprise, il n'est pas envisageable de changer son système informatique avec pour seul argument l'économie réalisée sur le prix des licences. Une entreprise doit s'assurer de la pérennité de son produit informatique, elle doit s'assurer qu'il existe d'autres personnes qui utilisent et maintiennent ce produit. C'est la raison d'être des SSLL, assurer une veille technologique et vérifier la qualité des logiciels libres, prendre contact avec les différentes personnes qui fabriquent le logiciel et veiller à l'activité de la communauté qui oeuvre autour du produit. Au delà de cette veille c'est toute une économie de services qui est mise en oeuvre pour assurer la formation pour les produits utilisés, pour les mettre en oeuvre au sein de systèmes informatiques, pour en assurer la maintenance et le suivi. Mais alors, pourquoi dit-on que les logiciels libres coutent moins cher ? Pour des grandes migrations, l'économie de la licence est directement perceptible. C'est certainement l'une des raisons qui conduisent toutes les administrations à faire ce choix. Pour les grands comptes, l'économie de licence est déportée dans des services supplémentaires, comme la formation ou des développements annexes permettant l'intégration du produit au sein d'un système et d'une culture informatique d'entreprise. La véritable économie est réalisée sur un second temps, après avoir formé des équipes en interne pour intervenir sur un produit informatique libéré des contraintes d'un éditeur. C'est une démarche d'indépendance vis à vis d'un ou plusieurs éditeurs de logiciels. Pour les PMI/PME et TPE, l'économie des licences sera directement perceptible si le produit informatique ne remet pas en cause les habitudes de ses utilisateurs. En d'autres termes, il ne faut pas qu'il existe une diminution de la productivité à cause de l'informatique, et que son coût reste inférieur à l'achat de licence. Mais qui s'occupe de ces logiciels libres, ce ne sont pas des sociétés ? Le plus souvent, non. Un logiciel libre est l'oeuvre d'une ou plusieurs personnes qui souhaitent ouvrir au plus grand nombre leur produit. Ces développeurs n'ont pas de contraintes géographiques et utilisent internet pour se regrouper, pour échanger, pour promouvoir et ouvrir à d'autres personnes leurs produits. Cette structuration permet de limiter les coûts de production du logiciel, mais aussi de se rapprocher des demandes des utilisateurs, d'être plus réactif aux besoins. Mais c'est légal ça ? Les logiciels libres sont, comme tous les logiciels, encadrés par le droit d'auteur. La particularité, est que le ou les auteurs exercent leur droits en joignant le logiciel à une licence. Il existe de nombreuses licences logicielles toutes se prévalant d'être libre. La plus utilisée est celle des fondateurs du "mouvement libre", la GPL. Pour reprendre le texte de la licence: L'expression « Logiciel libre » fait référence à la liberté pour les utilisateurs d'exécuter, de copier, de distribuer, d'étudier, de modifier et d'améliorer le logiciel. Plus précisément, cela signifie que les utilisateurs ont les quatre libertés essentielles : * La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0). * La liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de l'adapter à vos besoins (liberté 1). Pour ceci l'accès au code source est une condition requise. * La liberté de redistribuer des copies, donc d'aider votre voisin, (liberté 2). * La liberté d'améliorer le programme et de publier vos améliorations, pour en faire profiter toute la communauté liberté 3). Pour ceci l'accès au code source est une condition requise. Un programme est un logiciel libre si les utilisateurs ont toutes ces libertés. Pour faire plus simple, vous pouvez télécharger, installer, copier, utiliser sans limite, modifier et distribuer un logiciel libre sans pour autant être considéré comme un pirate informatique. Le piratage nuit à la création. Le logiciel libre maintient la créativité en permettant l'analyse et la critique du produit par tous. Le logiciel libre encadre l'idée du piratage en permettant un usage du logiciel par tous, rendant caduque le concept de piraterie. Le logiciel libre est une alternative très sérieuse dont les origines universitaires de plus de 30 ans ont données vie à une philosophie industrielle, en accord avec le commerce équitable et le développement durable.

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